A propos de voyage, il y a un concept que je ne comprends pas. J’ai croisé ces derniers temps trois personnes que je connais plus ou moins et qui rentraient de vacances. Italie ? Espagne ? Turquie ? Asie ? Népal ? Que nenni : sud de l’Allemagne ou nord de la France, mais en Centre de vacances. Pour ne pas avoir l’air trop idiot, j’ai dit que « ah, c’est super ! », et je me suis renseigné après coup de quoi il s’agit.
En fait, c’est dans un endroit proche de chez nous, généralement un coin où on ne mettrait pas les pieds en temps normal, genre campagne bouzeuse et reculée en France ou zone sinistrée en Allemagne, mais dans lequel on a construit une bulle isolée, genre Biosphere II, et dans laquelle on reproduit à grand coup d’énergie non-renouvelable un micro-climat tropical. Le but du jeu étant d’aller passer ses vacances sous les tropiques, mais sans devoir se dépayser ou se confronter à un véritable voyage.
Alors j’ai vraiment de la peine à comprendre. Personnellement, il me semble que l’intérêt principal du voyage consiste justement à se confronter à quelque chose de différent. J’adore avant de partir regarder dans les Atlas (ou dans Google Earth maintenant !) la géographie du pays, à lire son histoire pour essayer d’appréhender sa culture, à lire un ou deux auteurs marquant, enquêter sur les us et coutumes culinaires, et surtout de se confronter à la langue : apprendre à dire « saba el kheir », « kop kuhn krap », etc. Et en plus, en termes de coût, je n’ai pas l’impression qu’une semaine dans ce genre de station ne soit moins onéreuse qu’une semaine sous les tropiques.
Je me rappelle avoir parlé avec une de ces personnes en question de la piste de ski artificielle qui a été construite à Dubai et l’on trouvait ça complètement idiot. L’analogie avec le centre de vacances ne l’avait visiblement pas frappé… Quoi qu’il en soit, je me demande si cette nouvelle mode ne va pas s’intensifier et si l’on n’arrivera pas un jour au scénario de Total Recall où l’on peut se faire implanter dans le cerveau des souvenirs de vacances virtuelles. L’avantage, c’est qu’un seul jour de congé suffira à se faire une année sabbatique; m’étonnerai pas que le patron pousse dans ce sens…
C’est indiqué dans ma petite présentation en haut à droite : « …guitariste à mes heures dans le groupe MeteorShower« . Seulement, le groupe en question semble avoir vécu. Près de cinq ans de hauts et de bas, mais une expérience inoubliable tout de même.
Le truc génial, c’était les soirées « Open the cage ». Je ne me rappelle plus très bien comment c’était parti, ni quelle idée de génie était derrière ce nom, mais le principe consistait à se retrouver sur la presqu’île sur l’Arve près de la prise d’eau de Vessy et de faire un concert sauvage en pleine nature. Au début c’était parti avec un cervelas grillé et une guitare sèche, ambiance un peu boy scout, puis on avait finalement organisé une véritable logistique avec lumières, barbecue, boissons, ampli, disco et bien sûr groupe électrogène. Le tout à amener sur place depuis les places où on pouvait laisser les voitures, ça représentait quelques voyages. Et le plus périlleux, c’était le retour vers 3h du matin, dans le noir, généralement passablement alcoolisés, refaire les voyages dans l’autre sens…
Le groupe avait même un site, mais faute de bonnes volontés pour s’en occuper, il a finalement fermé. J’ai même oublié de renouveller le nom de domaine, car ça n’avait pas vraiment de sens de le garder dans ces conditions. Mais le truc marrant, c’est que je suis tombé sur les archives du site et j’ai retrouvé cette video d’une soirée « Open the Cage ». La qualité est …artistique, le montage très amateur et le son passablement saturé, mais c’était quand même une chouette ambiance :
Et je balance : certains plans ont été filmés par Nakan en personne ! J’espère que ses images de l’Ile de Pâques seront d’aussi bonne facture !
Il y a un petit moment que cela me travaille : je voulais faire une catégorie pour les souvenirs de voyage. Mais plutôt que de faire une traditionnelle galerie de photos (ça viendra peut-être par la suite !) où on voit moi en train de poser devant la Tour Eiffel, et puis là c’est moi devant le Taj Mahal, et là on voit pas bien mais c’est moi en plongée avec Corge Glooney, bref, plutôt que cette approche là, j’avais plutôt envie de jeter des évocations de souvenirs ou sensations qui m’avaient marquée à un moment donné; faire en quelque sorte un haïku blogguistique…
L’autre jour, j’ai repensé à cette étonnante rencontre au Caire, en 2004. Ma tendre moitié était en année sabbatique et je l’avais rejointe en Egypte pour un mois. On avait décidé de faire le pays du Nord au Sud, et après Alexandrie (j’adore le nom arabe de cette ville : « Al Iskendreia ») on a naturellement passé un peu de temps dans la Capitale. Depuis que j’avais lu il y a très, très longtemps l’ouvrage ci-contre, je rêvais de voir les pyramides, le musée du Caire, le Nil, bref d’appréhender cette ville extraordinaire et mythique.
Et voilà qu’un jour en se rendant dur côté de Zamalek, au milieu d’un carrefour on tombe sur un monsieur assez âgé, tout maigre, un peu édenté et dans des habits passablement misérables. Il nous avait entendu parler et nous sort sans le moindre accent : « Etes-vous français ? » Un peu surpris, on lui répond que non, nous sommes Suisses, et lui nous dit que d’entrendre du français lui rappelait sa jeunesse, car il avait étudié à la Sorbonne ! Ne savant pas si c’est du lard ou du cochon (ce qui est toujours délicat en pays musulman !), on suppose qu’il s’agit d’un mendiant et on fait mine de lui donner quelques billets. Mais il ne les prend pas tout de suite, il semble même un peu surpris au début. Il nous dit ensuite merci et nous souhaite un bon séjour. J’ai eu l’impression qu’il avait simplement envie de parler en Français.
Je me demande quel a dû être le parcours de cet homme qui a étudié dans une des plus prestigieuses université du monde occidental, et qui se retrouve à 60 ou 70 ans quasi en mendiant, à repérer les touristes francophones pour pratiquer la langue de Molière.
Une fois n’est pas coutume, on va parler de geekeries liées à ce blog. Au départ, je ne m’étais pas trop posé de questions, et j’étais parti avec un moteur b2evolution qui était fourni par défaut par mon hébergeur. Ca ne marchait pas trop mal, mais suite à l’immense succès de mes posts et la migration d’une partie du site de feu MeteorShower, de petits soucis ont commencé à apparaitre.
Tout d’abord, il y a eu le problème du spam : la version en question était visiblement « buggée » car le filtre ne marchait qu’une fois sur deux. Ensuite, j’ai découvert par hasard l’existence de plugins, mais là aussi, gros problèmes pour les exploiter ou en ajouter de nouveaux.
J’ai finalement abandonné la version de mon hébergeur, et ai manuellement migré vers une version plus récente. Et là, bonne surprise : soit les vendeurs de médicaments russes ont enfin compris que je n’ai pas besoin d’artifices pour prouver ma virilité, soit le filtre anti-spam est réellement efficace : plus la moindre nuisance de ce côté là.
Et puis aujourd’hui, j’ai vu par hasard que la version 2 de b2evolution était sortie. Dingue : même pas 15 minutes pour migrer d’une version à l’autre, en tenant compte du temps pour faire les backups préventifs !
On verra à l’usage pour le spam, mais pour le reste, l’interface d’administration est très conviviale, l’ajout de fonctionnalité et la personnalisation est très facile. Bon je n’ai pas encore fait le tour, alors je réclame votre indulgence si Solarie ressemble à un sapin de Noël ces prochains jours : je teste !
Je l’avais promis, mais comme je m’y attendais, pas moyen d’allumer un ordi pendant les vacances : j’avais suffisamment de choses à faire. Honte à moi, donc. Mais je vais rattraper le coup, parce que si j’ai délaissé mon ordi ces 10 derniers jours, c’était pour manipuler des outils certes moins sophistiqués mais tout aussi efficaces. En effet, j’a joué du maillet, du marteau de la scie et du tire-lames et j’ai finalement posé mon parquet dans les combles. Ca n’a pas été tout seul; j’avais entendu dire que le parquet flottant, c’est clac-clac-clac et c’est posé. Seulement, dans mon cas, il y avait quelques mètres carrés, et la topologie « tout-en-longueur » ne facilite pas vraiment les choses. Mais bon, avec un bon laser et un peu de bonne volonté, on y arrive.
Le parquet choisi au départ ressemble à ça :

Il faut tout d’abord poser une sous-couche pour à la fois isoler (thermiquement et phoniquement) et pour absorber les éventuelles irrégularités du sol :

Et après on peut emboîter les lames. Il faut bien les ajuster au tire-lames, et ne pas oublier de laisser un petit espace pour la dilatation thermique. De toute façon, cet espace sera dissimulé par les plinthes après coup. Après un certain nombre de coups de scie et de marteau, ça donne au final ceci :

On peut y danser le lac des cygnes, à condition bien sûr de ne pas sauter trop haut…
