Etant d’une nature assez festive, j’ai organisé pas mal de trucs dans ma vie : des concerts sauvages, des concerts civilisés, des anniversaires, des soirées costumées, des réveillons, des soirées cinéma thématique, etc, etc. Et là, c’est une grande première, j’organise un enterrement.
Le bon truc, c’est de se faire aider par quelqu’un qui a de l’expérience. En l’occurrence, le croque-mort des Pompes Funèbres Générales, il assure autant que Laurent Garnier à une soirée techno. Je ne suis pas pressé de faire encore appel à ses services, mais il faut reconaître qu’il touche sa bille dans le domaine : réseau de relations sociales super efficace; il tutoie le curé et l’organiste. Et surtout, il connaît les ficelles et ce qu’il faut faire et dans quel ordre. Ainsi, pour un enterrement 100% satifsaction guaranteed, il faut :
- Choisir le cimetierre. Attention aux frais s’il s’agit d’un cimetierre dans lequel on n’avait pas réservé. Ils n’aiment pas voir des hôtes débarquer à l’improviste;
- Choisir la cérémonie. Prendre de préférence quelque chose en accord avec la religion du défunt. Bien que ce ne soit pas la longueur le plus important, il existe chez nous les catholiques plusieurs format : absoute, messe, bénédiction papale (pas de bol, Benoît est pris ce jour là).
- Prendre rendez-vous avec le curé et l’organiste, afin de choisir les textes et la musique. Je n’ai pas encore passé ce point, mais j’imagine que c’est là où on va donner le bon ton à la cérémonie. Pas question de mettre du Gun’s n roses, je pense que ce sera plutôt de l’Abba Abbé Bovet. Ca rend mieux à l’orgue.
- Choisir les fleurs. Déléguer de préférence ce point à une personne de goût en la matière. Je maîtrise un peu la taille des fruitiers, mais je suis plutôt une burne en plantes qui ne se mangent pas.
- Organiser la collation au bistrot du coin après l’enterrement. En effet, ne pas oublier que tous les vautours de la famille que l’on n’a pas revu depuis 20 ans ne vont pas louper une occasion de se rincer le gosier à l’oeil, en ayant en plus la délicieuse sensation d’être quelqu’un de bien parce qu’ils ont ramené leurs fesses jusque là. Venir avant, la voir quand elle était toute seule dans son EMS, par contre, ça ils n’y ont pas pensé.
- Publier les faire-parts dans les journaux. Avec une famille plus franchement nombreuse, c’est assez pratique : la Tribune et la Feuille suffiront.
- Dans quelques mois, prévoir la mise en place d’une stèle où d’un monument funéraire. Va falloir trouver un marbrier qui bosse correctement; mon carnet d’adresse est assez pauvre à la rubrique de cette corporation.
Et après ça, j’aimerais bien trouver quelques moment de répit, pour pouvoir préparer tranquillement mes cadeaux de Noël, déjà que cette période me gonfle grave…
