Considérations éthologiques

Le 14 juillet 2008, in Boulot, Maison, Voyages, par admin

L’éthologie est, je le rappelle, l’étude du comportement des animaux. Or j’ai fréquenté ces derniers temps une race d’animaux bien curieux : les ennuis. Les ennuis sont à l’instar des sardines, des animaux qui vivent en troupeaux, voire en bancs compacts, et qui recherchent la compagnie de l’homme. La mienne en particulier ces derniers jours.

Plus précisément, dans mon cas cela a commencé début-juin avec un début de burn-out, diagnostiqué lors de mon contrôle de santé annuel, et mise en arrêt de travail pour 15 jours. Ce dernier point n’a naturellement pas amélioré mon image de marque au boulot, en particulier auprès de mon chef, qui a maintenant enfin la preuve que je suis un branleur qui manque à tour de bras à peine on lui gueule un peu dessus. Suite à cela, ma pauvre minette a quitté ce bas monde après quelques pérégrinations qui n’ont en rien détendu l’atmosphère générale. En plus de ça, ma tendre moitié était à l’autre bout de l’Europe pour rendre visite à son oncle, ce dernier n’étant pas au mieux de sa forme. En effet, une amputation d’un membre gangréné est rarement le prélude à une période joyeuse et primesautière.

Les nouvelles étant ce qu’elles étaient, changement de programme pour Madame et nouvel achat de billet d’avion pour rentrer plus vite à la maison. Tant pis, on jettera le billet de retour. Dont acte, merci opodo.ch. A peine rentrée, coup de fil de la part de la famille : le tonton amputé vient de décéder, on ne sait pas pourquoi, tout semblait bien se passer. Bref, re-opodo.ch, nouveau billets d’avion pour retourner là-bas. Votre serviteur faisant également partie du voyage, je ne me voyais pas laisser Madame toute seule dans ces circonstances. Et cela confirmera bien l’opinion de mon chef comme quoi je suis vraiment un branleur, étant donné que je me casse 3 jours au moindre décès dans ma famille. Re-départ donc, et visite de la nombreuse famille et participation aux funérailles.

Mais ce n’est pas fini. Etant donnée la température ambiante, ainsi que l’atmosphère tout aussi torride, ma belle-doche pète une durite : déshydratation, fièvre et surtout délire : les chinois attaquent toutes les nuits en passant par la Finlande et mettent le feu avant de rejeter tous les objets par dessus bord. Bref, il y a visiblement du jeu dans les roulements chez la Belle-Doche, et il faut rentrer d’urgence pour l’hospitaliser. Donc re-re-changement de billets d’avion, un pour ma belle-doche et un pour ma tendre moitié. Mais comme dans le monde merveilleux des transports un aller simple coûte plus cher qu’un aller-retour, on prend chez Swiss les premières places dans le prochain vol direct, et tant pis, on jettera les retours qui ne servent à rien…

Je suis sorti de l’avion hier soir. J’ai recommencé le boulot ce matin. Avec le nombre de billets d’avion que l’on a achetés et jetés, on aurait pu aller se faire des vacances de rêve en Malaisie ou ailleurs. Finalement on va passer les vacances à la maison. J’en ai marre des avions.

 

Outrun

Le 3 juillet 2008, in Nostalgie, par admin

Avec la température (enfin !) estivale de ces derniers jours, je peux enfin enlever le toit de mon ramasse-minette quand je le prends pour aller au boulot. Et quand je passe dans les tunnels de l’autoroute de contournement, avec la résonance du son particulière, j’ai toujours l’impression d’être dans Outrun :


Outrun

Même s’il n’y a pas la blonde sur le siège du passager…

 

Adieu Minette

Le 1 juillet 2008, in Maison, Nostalgie, par admin

Totoche : Mars 1991 – 1 juillet 2008, autrement dit ce matin, à 8h15. C’est fini. Je m’y attendais depuis quelques semaines, mais ça ne fait rien, ça m’arrache des larmes quand j’y pense. Elle était vieille, et sa santé était vraiment détériorée. Première crise d’urémie il y a trois semaines, et là une nouvelle il y a deux jours. Les reins foutus, il paraît que c’est typique chez les chats âgés. Alors voila, même malgré le départ en urgence chez le véto dimanche après-midi, la perfusion intraveineuse et le traitement, rien à faire. Elle a semblé repartir hier, et finalement elle a dû se dire que cela ne valait plus la peine, elle s’est endormie cette nuit.
Mon regret : l’avoir amenée chez le véto pour rien, juste pour la prolonger d’un jour. Au final elle est morte toute seule dans un endroit qu’elle ne connaissait pas plutôt qu’à la maison avec moi à côté. Mais bon, on a pas forcément le réflexe de buter son chat le dimanche après-midi quand il ne va pas bien…

Comme disait Marquès dans Cent ans de Solitude, on n’est pas chez soi sur sa terre tant qu’il n’y a pas enterré quelqu’un de sa famille. C’est maintenant chose faite. Oui, je sais, ce n’était qu’un chat. Mais n’empêche que c’était un véritable membre de la famille pendant plus de 17 ans. Si vous voulez plus de détails, regardez les articles taggués « totoche » et vous aurez un aperçu.


Adieu, ma minette.

 

Au moins, il fait beau…

Le 25 juin 2008, in Maison, Nostalgie, par admin

Tout va mal ces jours. Il faut donc appliquer le bon vieux principe de la pensée positive : il faut super beau et la piscine est à 25 degré. Ca, c’est vraiment le pied. Et ça me permettra l’année prochaine de me rappeler que avril, mai et juin ont été super-pourris, que je chauffais la maison où la température plafonnait à 16 degré dans le salon le 10 juin, et que oui, le printemps 2008 à été totalement humide et glacé.

Pour le reste, j’espère que ma minette va tenir encore quelques temps. 15 ans de vie commune, ça laisse des traces. Et le plus dur, c’est que les gens ne comprennent pas pourquoi on n’est pas bien : c’est juste un chat, après tout.

Dieu merci, je n’ai pas de gosses, je crois que tel un autrichien moyen je les aurais enfermés à la cave pour qu’il ne leur arrive rien et que je ne risque pas de les perdre.

 

Histoire de plumard

Le 9 juin 2008, in Maison, par admin

Depuis quelques mois, on se réveille tous les matins avec le dos douloureux, voire des fourmis dans les membres. On s’est d’abord dit que c’est l’âge, et que comme disais mon oncle, à « partir d’un certain âge, quand tu te réveilles le matin et que tu n’as mal nulle part, c’est que t’es mort », mais on a assez rapidement envisagé une seconde possibilité : le matelas est foutu.
Il faut dire que comme tout étudiant qui se respecte, on a d’abord dormi sur le matelas posé à même le sol, puis, faute de place, sur le matelas posé à même le plancher de la mezzanine. Quand on a déménagé dans une maison, on s’est salement embourgeoisés, et on s’est offert un sommier. Non, pas un neuf : faut quand même pas pousser. J’en avais récupéré un dans la cave de mes voisins, je lui ai bricolé quatre pieds, et elle est belle. Mais bon, malgré tout, il a tout de même fallu se rendre à l’évidence, on ne supporte plus bien les matelas foutus.

Vendredi dernier, départ à Ikea pour acheter un nouveau matelas. Budget bourgeois, rien n’est trop bon pour nos vieux os. Et comme très souvent, Madame et moi ne sommes pas d’accord sur l’objet de nos désirs : latex versus mousse à mémoire. Mais après 15 ans de vie commune, on sait négocier : on prend celui en mousse en test, car chez Ikea on a 90 jour pour échanger le produit s’il ne nous convient pas. Et ca fera une occasion de revenir au magasin manger des boulettes de viande.

Cette semaine a donc été une période d’activité intense au plumard, seul, à deux ou à trois. Mais non, bande de petits coquins, pas comme vous l’imaginez :


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