Le slow-up de la Vallée, c’est la deuxième fois que j’y vais, en tant que combier expatrié, je suis presque obligé !
La dernière fois, c’était il y a deux ans, et mon Dieu, quelle cramine il a fait par-là haut ! Arrivé au Sechey, j’avais les mains tétanisées de froid, au point que je n’arrivais plus à freiner dans la descente des Charbonnières…

Mais cette année, tout ça c’est oublié : 27 – 28 degrés, grand soleil, organisation impeccable tant au niveau des parkings que de la circulation, animations sympas, saucisses de veau grillées à point, rien à redire !
Enfin si, tout de même quelque chose à redire : je me déplace toute l’année à vélo, et je ne peux pas m’empêcher de pester contre les braves cyclistes du dimanche, équipés Phonak de la tête au pieds, sur de magnifiques vélos en fibre de carbone, rouler en zigzagant et s’arrêtant au milieu de la route, sans rien regarder ! En plus, l’obligation de tourner dans un sens bien défini m’a rappellé un peu la scène chez les fous dans Midnight Express…
Hé oui, en tant que combier exilé à G’nève, fallait râler pour prouver que je suis intégré !

On va rompre avec la tradition… Hé oui, tout ne se passe pas toujours comme on le voudrait dans la vie, et cette année, avec deux jeunes papas, et deux en train de remplir leurs cartons de déménagement, ça faisait beaucoup pour faire un « open the cage IV ». L’organisation est toujours un peu rude, à la dernière minute, avec son lot de copains qui se désistent au dernier moment, et au final on se retrouve à tout mettre en place, matos, grill, saucissses, boisson, chips, guitares, batteries, camionnettes, groupe électrogène, etc, etc. Et je ne parle pas du rangement de la dernière fois, on a frisé la catastrophe !
Cette fois-ci, on va jouer comme un « vrai groupe normal », on viendra nous demander gentiment si l’on veut encore une bière ou de la moutarde avec notre cervelas, et on aura juste à jouer… Ce sera moins « root », mais sûrement plus simple !
Et Lionel sera content, on va économiser du charbon de bois (comprenne qui pourra !)…
Il y avait un sacré moment que je n’avais plus remis les pieds dans un festival de musique. La référence absolue dans le domaine était bien sûr le Paléo : les groupes, les groupies, l’ambiance, le camping… Mais voila, j’ai commencé à sauter une année, puis deux, puis je n’y suis plus allé du tout. De toutes façons, tout le monde sait que maintenant, c’est beaucoup moins bien : il n’y a plus de bons groupes, le public est nul, bourré et violent. Alors quand ma tendre moitié m’a proposé d’aller au Greenfield festival d’Interlaken, j’y suis allé un peu à reculons. Ben j’avais tort !

Tout d’abord, le site est magnifique. L’organisation toute alémanique, mais indéniablement efficace. Le prix plus que raisonnable, puisqu’on a eu trois jours de concert, le train aller-retour, et le camping. Ca change des concerts à 75.- !
Quant au programme, regardez vous-même : Placebo, Tool, Depeche Mode (mais oui !)… Il y a encore des groupes qui font de la musique qui me plait, c’est dingue !
Ambiance au camping très bon enfant, c’est rigolo de voir ces gothiques aller à la plage avec les ballons gonflables et la crème à bronzer… Ils ont peut-être raison, non ?
Pas évident de voir que tout fout le camp, ma bonne dame ! Ca a commencé il y a quelques mois déjà; on a commencé à désinstaller les machines que l’on avait mises en route il y a bientôt 6 ans. C’est vrai que j’avais un parcours professionnel stakanovitchien et j’étais sacrément pointu dans le domaine, à l’époque. C’est pour ça que l’on était venu me chercher d’ailleurs. Mais au fil des ans, j’ai commencé à faire d’autres choses, plus floues, moins précises, moins dans mon domaine, et forcément, ça change tout.
Le coup de massue, ce fut quand mon collègue avec qui on avait monté ces fameuses machines a donné son sac. Oui, je m’y attendais un peu, comme je m’attendais à débrancher ces machines un jour, mais tout de même ! Je suis content pour lui, mais je me dis que je vais ramer deux fois plus que d’habitude les mois qui viennent. Et la hiérarchie, elle pense que 1 = 1, et qu’il suffit de faire le « passage de témoin », que je le refasse moi ensuite au suivant, et hop, merci Lavoisier, rien ne se perd, rien ne se crée !
Bon, faut que je retourne bosser avant que le chef me gueule dessus…
Si vous allez jeter un oeil sur ce lien, vous y trouverez une démo de l’ordinateur Amiga que j’avais vue en 1988 et qui m’avait complètement soufflé, tant par sa qualité graphique que par le scénario mettant en scène le monde de Joel Hagen…. J’étais fan de science-fiction, et ce qu’on pouvait faire avec cet ordi était dingue pour l’époque.
La version ici présente m’a gentiment été envoyée par M. Scott Davies, et exécutée dans l’émulateur winUAE. On a ainsi même le bruit du lecteur de disquettes !
Alors voila, séquence nostalgie…
