Fumisterie

Le 7 janvier 2008, in Nostalgie, par admin

Verboten !On va commencer l’année par râler, histoire de rester dans l’ambiance festive. Nous sommes donc en 2008, même si on se trompe encore souvent quand il faut écrire la date. Or depuis le 1er janvier de cette année, la fumée est proscrite dans tous les lieux publics de la République Sarkozienne, en particulier dans les bistots et restaurants. Avant toute chose, je précise que je suis un ex gros fumeur, que la fumée m’a conduite à l’hôpital et que j’estime savoir de quoi je parle. Ceci n’a d’ailleurs rien à voir avec le point que j’aimerais soulever ici : le fait de gérer la société à coup d’interdiction, tel un un dictateur moyen gouvernant son pays à coup de décrets.
Oui, la fumée c’est mauvais, ça tue, ça pue, ça pollue et ça rend c… On est tous d’accord. Mais le truc avec l’interdiction, c’est que l’on déculpabilise le citoyen lambda en lui posant un cadre légal comme directeur de conscience. Le coupable de crime contre la santé, ce n’est pas le pauvre type qui achète ses clopes et les fume, mais le fabricant de cigarettes et le bistrotier qui lui permet de les fumer dans son établissement. Ouf, la morale est sauve : ce n’est pas l’innocent fumeur qui est responsable : c’est la société qui permet de fumer qui est en fait véritable coupable. Ce principe rassurant est d’ailleurs de plus en plus à la mode : on parle de consommateurs obèses faisant des procès à McDo parce que la bouffe qu’on y mange n’est pas saine…
Autre chose qui me choque dans la même veine : c’est l’acharnement de certains à pourfendre la cigarette et à défendre le joint et la libéralisation du cannabis. Paradoxe : un joint possède toutes les tares de la cigarette, plus celles propres aux propriétés du THC. Y aurait-il un effet annihilant des un sur les autres ? Ou alors ce serait plutôt un bête effet de mode : la cigarette c’est ringue, alors que le tarpé, c’est cool.

Pourquoi n’y aurait-il pas une prise de conscience de la part des gens ? On réalise que la santé est un capital fragile généralement au moment où ce dernier est déjà entamé. Comme dans de plus en plus de domaines, on pose des mesures de répression alors que peut-être de la prévention et de l’éducation intelligente serait plus bénéfique pour opérer un véritable changement en profondeur.

Et d’abord, je m’en fous, je ne fume plus et cette année je boirai mon alcool de coing à la maison, na !

 

Bonnes fêtes !

Le 27 décembre 2007, in Boulot, par admin

C’est comme chaque année la fuite en avant à cette période. Ajoutez au conditions habituelles les finitions à faire sur les derniers travaux dans la maison, les absents du boulot et encore le mal de gorge qui se pointe, cela vous donne un petit aperçu du tableau… Bref, mon pauvre blog s’en trouve un peu délaissé. Je dirai bien que je profiterai des vacances pour pallier à cela, mais au programme c’est la pose de parquet qui est planifiée ! Enfin, je tâcherai tout de même de trouver 5 minutes pour faire une photo, style avant-après, histoire de se redonner le moral.

Allez, bonnes fêtes à tous et que 2008 vous soit douce et joyeuse !

 

En chantier III

Le 9 décembre 2007, in Maison, par admin

Comme je l’avais expliqué ici, on avait mandaté une entreprise pour viabiliser les combles de notre maison. On avait vu un certain nombre d’entrepreneurs, ou du moins les commerciaux de ces entreprises, qui nous avaient promis monts et merveilles, avec des prétentions financières variant entre le coût d’un placard et celui de l’aménagement de la galerie des glaces de Versailles. Bon, finalement il avait bien fallu se décider et on a pris un de ceux qui semblait le moins filou.

Et alors, comment ça c’est passé ? Vous connaissez quelqu’un qui a fait faire quelque chose dans le domaine du bâtiment et qui vous a ensuite raconté : « C’était génial, tout s’est bien passé, pas le moindre problème ! » ? Et bien il ne faudra pas compter sur moi pour faire monter la moyenne… Bon, n’exagérons pas non plus : c’est fini à peu près comme on pensait. Tout le monde nous avait dit que le gros problème des entreprises dans la zone est le travail de finition. Je confirme : hormis le délai tout de même 3 fois plus long qu’annoncé au départ (9 semaines au lieu de 3), le gros oeuvre n’est pas trop mal fait. Et c’est vrai que c’est une technique assez particulière; je n’aurais pas pu le faire moi-même. Mais le reste… Les joints sur les plaques de plâtre sont d’une épaisseur millimétrique, pas dans la bonne matière, présentent des bulles et ne sont pas assez chargés. Impossible de peindre directement là-dessus, il faut tout refaire. Le contremaître nous a expliqué que son ancien platrier kosovar était parti mais que juste avant il avait amené un collègue à lui. Le problème c’est que ce brave monsieur n’est visiblement pas plus platrier que moi je ne suis taxidermiste, et que le soi-disant allemand qu’il parle se limite à l’expression « Scheisse ! », vocable certes de circonstance pour qualifier le travail qu’il exécute.

Bilan des courses : 3000.- de plus pour rattraper le boulot avant de pouvoir peindre et poser le parquet. Faut vraiment que je joue au loto.

Ah oui, au final ça donne ça :


Les combles

 

Cru Solarie 2007 II

Le 12 novembre 2007, in Maison, par admin

AlambiqueComme promis, un petit mot sur les tenants et aboutissants de la distillation. Le principe de base est de récupérer et ainsi de concentrer l’alcool contenu dans un mélange typiquement issu d’une fermentation anaérobique. Comme par exemple des coings dans un tonneau.

Premièrement, la distillation ne crée pas d’alcool; elle le sépare des autres composants du mélange. Ainsi le mythe de la distillerie où on amène des fruits fraîchement cueillis et on repart 2 heures plus tard avec sa gnôle, c’est de la science-fiction. Ou de l’arnaque !
En fait, on exploite le fait que l’alcool a un point d’évaporation plus bas que l’eau et qu’en cas d’augmentation de la température, c’est d’abord ce composant qui va se transformer en vapeur. On conduit alors ces vapeurs à travers le serpentin refroidi de l’alambique, et elles vont condenser en liquide que l’on récupère à la sortie.

Petit rappel de chimie organique : un alcool est un composé carboné comportant un groupe hydroxyle. Dans le cas qui nous intéresse, on cherche à isoler de l’éthanol : C2H5OH. La distillation telle que décrite ici va malheureusement nous produire aussi du méthanol CH3OH. En effet, le point d’ébullition dépendant de la complexité du radical carboné, le méthanol est plus simple (un seul carbone) et bouillira en premier. Il faut donc impérativement jeter cette première partie, sous peine de se retrouver dans la scène de la cuisine chez les Tontons Flingueurs !

Bref, ça m’a tout l’air d’être un exercice assez intéressant. Seulement cette année, je vais déléguer ce travail au bouilleur de cru du village voisin; je n’ai pas trop le temps de m’en occuper. Et surtout, je suis beaucoup trop respectueux de la loi pour la violer aussi brutalement : en France, il faut posséder le privilège de bouilleur de cru pour pouvoir distiller légalement. Ce droit s’hérite de génération en génération et s’obtient si l’on peut justifier la possession d’un verger d’une surface précise. Dans mon cas, un seul cognassier, même s’il y produit plus de 150 kg de fruits, ce ne sera pas suffisant !

 

Cru Solarie 2007

Le 29 octobre 2007, in Maison, par admin

Un problème récurrent chez les heureux propriétaires d’arbres fruitiers, c’est que va-t-on bien pouvoir faire de la production ? Dans mon cas se pose l’existantielle question de « que faire de plus de 80 Kg de coings ? » Les coings, c’est sympa un moment, mais une fois épuisé les confitures, gelées, tagines, il faut trouver une méthode efficace de consommer ces fruits. Je ne vais tout même pas les jeter !

Alors sur les conseils de différents camarades, je me suis dit que la distillation était une bonne solution : rendement de 5 à 10 % par rapport aux fruits frais, et puis ça fera des cadeaux de Noël originaux. Noël 2008 s’entend, parce qu’il y a encore pas mal de boulot avant que je puisse m’enivrer de la production Solarie…

Premièrement, faire fermenter les fruits. Le plus pénible, c’est de les broyer pour extraire la pulpe :




Voila pourquoi j’ai des cloques dans les mains aujourd’hui…

Voici donc la recette, tel que j’ai pu la reconstituer de différents témoignages :

  1. Cueillir les coings, en sélectionnant les plus mûrs
  2. Ajouter quelques pommes pour faire un peu plus de jus, environ 10%
  3. Eclaffer les fruits de meilleure manière possible. En ce qui me concerne, ce que j’ai trouvé de mieux c’est une vieille casserole et la masse (voir photo ci-dessus). Mais bonjour les courbatures…
  4. Mettre la pulpe dans un tonneau
  5. Ajouter 1 kg de sucre par tonneau
  6. Verser une cannette de bière
  7. Touiller tant bien que mal (c’est sec et compact !)
  8. Touiller tous les jours jusqu’a apparition des bulles
  9. Touiller ensuite toutes les semaines
  10. Attendre que cela ne bouillisse plus du tout (environ 2 à 3 mois selon la température)
  11. Distiller ou faire distiller le tout. Mais ça, on en reparlera la prochaine fois…