Il y a une particularité dans le cinéma français, jusque dans les années 2000, c’est la présence régulière de ce que l’on appelle par euphémisme les « seconds rôles ». En fait, on a tous vu des films avec dans l’ombre du personnage principal le type avec le physique particulièrement typé, qui joue le directeur, le curé ou le psychiatre. Ces acteurs, lorsque l’on veut les décrire à quelqu’un, on est toujours embêté car on ne sait jamais leur nom : « Tu sais, celui qui a une gueule de directeur, mais oui, il joue avec XXX (mettre ici le nom de votre acteur préféré), tu vois bien ! »
Et bien, ces derniers temps, sale ambiance pour la corporation. L’âge venant, ils disparaissent les uns après les autres, et personne n’est jamais capable de retenir leur nom. Alors pour lutter contre cette injustice, je vais ici en citer trois :
Julien Guiomar : impossible de citer tous les rôles qu’il a interprété : allez voir sa filmographie sur imdb pour cela. Personnellement, j’ai deux de ses répliques célèbres qui me sont restées gravées en mémoire. La première, d’Audiard évidemment, vient de l’Incorrigible :
Faut s’emmerder Victor…si on veux faire durer le temps. Moi, je peux me regarder des heures dans la glace, je dégage un ennuie épouvantable; le teint cireux, les dents jaunes, l’oeil glauque; ajoute à ça des bourdonnements d’oreilles et un grand chagrin d’amour crois moi ça fait les heures longues. Toi tu n’ose même pas te regarder parce que tu es guai, donc frivole, donc inconséquent. Victor tu es une bulle! T’as vie cours comme une eau vive! Faut dire que la mienne fuit comme un vieux robinet… La semaine prochaine j’avancerai mes barrière. Peut-être n’en n’aurais-je plus besoin ayant rejoint la sagesse absolue, l’immobilité total là, dans ce fauteuil, ramassé sur moi même, dense comme un oeuf.
La seconde est plus courte, et vient d’un chef d’oeuvre du cinéma comique français : « Ils sont fous ces sorciers » : « heil-li heil-lo, c’est chaud ! Heil-li heil-la, ça va (voir ici vers 17:15)…
Un autre second rôle éternel que j’aimais bien était Jacques François. Il jouait toujours des PDGs ou de petits notables de province. Là aussi, la quantité d’apparitions au cinéma, à la télévision et au théatre est impressionnante. Et tout le monde se souvient de la réplique du pharmacien de garde dans « Le père Noël est une ordure » : « Mais c’est de la merde ? »
Et un dernier parmi mes préférés, toujours vivant et même à l’actualité ces temps : Michael Lonsdale. Hormis son physique typé, sa voix est particulièrement reconnaissable. En plus, il a eu dans sa carrière des seconds rôles dans de grosses productions hollywoodiennes (le méchant dans Moonraker, l’abbé dans Le nom de la Rose, etc). Pour moi, c’est surtout sa voix et son calme limite inquiétant qui me frappent. La scène gravée : « Ah oui, vous avez une grosse tête et vous avez dodeliné ! » à de Funès dans Hibernatus (vers 0:55)
Et à voir absolument, le dernier film dans lequel il a joué : « Des hommes et des dieux ». Toujours le même talent.
C’est dommage de constater que ce genre d’acteurs ont disparus des films récents. En effet, depuis une dizaine d’année, on place un « people » ou un présentateur de télé en guest star dans le film. C’est ce qui nous vaut l’ineffable plaisir d’admirer les talents d’acteur de Zidane ou Schumacher dans Astérix.
Et pour finir sur une note un peu moins empreinte de « c’était mieux avant », signalons tout de même qu’il y a encore un réalisateur français qui utilise des seconds rôles dans ses films : Jean-Pierre Jeunet. La preuve : qui connait le nom du rouquin dans Amélie Poulain qui crève les pusutles des emballages en plastique ? Et oui, il est aussi dans Delicatessen et dans La cité des enfants perdus…
Depuis que le pauvre Gribouille s’est retrouvé enfant poilu unique, ça nous travaillait de lui acheter un petit frère ou une petite sœur. Et puis, cela ne lui ferait pas de mal de se faire socialiser un peu, parce Monsieur le Baron commençait à prendre des habitudes de pacha.
Nous sommes donc allés il y a quelques semaines à la SPA de Lausanne (ben oui, je voulais adopter un Vaudois pur race), et là, c’est affreux… Voir toutes ces bestioles en attente du pire ou du meilleur, j’ai failli partir avec une ménagerie complète. Mais bon, il fallait bien se décider. On n’a pas pu faire moins que d’en prendre deux : Miska, une superbe écaille de tortue et Fifi Brindacier, petite minette rouquine.
Miska, j’en parlerai une prochaine fois, car ce n’était pas évident au départ. Et pour Fifi Brindacier, ce n’est pas compliqué : soit on la prenait, soit elle passait à gauche deux jours plus tard.
Fifi est une petite rouquine de 6 mois, atteinte de coryza, et qui devait peser 1,2 kg quand on la prise au milieu de tous ces gros matous. La pauvre : elle a passé deux jours à la maison où on l’a nourrie à la seringue, et finalement 4 jours chez le véto sous perfusion et cure d’antibiotiques.
Mais l’épilogue est cette fois-ci heureux : Fifi est maintenant en pleine forme, et le vieux grincheux de Gribouille commence à prendre son rôle de patriarche éducateur très au sérieux, comme on le voit ici :
Mais rassurez-vous, même si ça a l’air violent comme ça, tout est bien qui finit bien :
Alors d’après mes collègues journalistes, 22 cm. Mon oeil; chez moi c’est au moins trois fois ça :

Et même pas deux heures de retard au boulot ce matin !
Dans la série « les ateliers du bricolage » de Solarie, après la confection d’arrache-volants magnétiques et autres réparations de boguets, voici un sujet quelque peu plus minutieux : le service des 20’000 de l’iPhone 2G.
Oui, vous avez bien lu : j’ai bel et bien encore un iPhone 2G ! Et je ne suis pas près d’en changer, tellement j’en suis content, surtout maintenant avec la version « iOS 4 – like » (incluant les MMS natifs !) mise à disposition par WhiteD00r. Mais au bout de plus de deux ans et demi d’utilisation intensive, les outrages du temps ont induit deux problèmes sur l’engin :
- La lentille de l’appareil photo est passablement rayée
- La batterie commence à se décharger rapidement
Le premier problème se constate directement sur ce blog : les dernières photos que j’y ai postées sont carrément floues comparées à celles du printemps 2008. Quant à la batterie, en vertu de la troisième loi de la thermodynamique, elle tient moins longtemps la charge; c’est un phénomène inévitable sur tous ces appareils mobiles à accumulateurs.
En fouillant sur Youtube, j’ai trouvé moult tutoriaux indiquant comment changer sa batterie et sa caméra. Finalement, je me suis dit que cela ne devait pas être plus compliqué qu’un allumage de moteur Puch E50, et j’ai commandé les pièces de rechange : caméra, lentille, batterie (1800 mAh contre 1500 pour celle d’origine, elle tiendra donc plus longtemps !) et même coque au cas où… Et l’autre jour, je me suis lancé, j’ai commencé à démonter l’engin.
Pour être franc, ce n’est pas très facile. D’abord, la coque est en alu, et il n’est pas du tout aisé de la déclipser. J’ai utilisé pour ce faire un kit de démontage, mais cela n’aide pas vraiment. Il faut y aller franchement, mais j’avais très peur d’abîmer définitivement l’appareil et/ou de me planter un outil dans le doigt. Au bout de près d’une demi-heure, j’ai enfin réussi à ouvrir l’iPhone. J’ai aussi dû passer la coque à l’étau pour la redresser, car elle avait tout de même un peu morflé dans la bagarre. J’ai donc pu enfin sortir le fer à souder et attaquer la batterie. Pas de problèmes pour l’enlever, mais par contre c’est une autre paire de manche pour souder les connecteurs de la nouvelle à la place. Il faut dire que j’ai une panne d’environ 1 m2, et que l’émotion avait tendance à me filer la grulette, mais j’ai dû m’y reprendre 5 ou 6 fois avant de réussir à faire des soudures pas trop moches et sans court-circuit…
Pour la caméra en revanche, pas de problème, ça sort et se replace tout seul avec les doigts. Ne pas oublier aussi de remplacer la petite lentille de protection de la coque qui protège le capteur photo. Et voila le travail, il n’y a plus qu’à tout remonter !
Il y a maintenant une semaine que le service est terminé : pas de problème. La batterie me tient à nouveau 3 – 4 jours sans recharge en utilisation normale, alors que je ne passais pas le week-end avant. La qualité des images est aussi bien meilleure, comme le montre le comparatif suivant sur deux photos identiques prises exactement dans les mêmes conditions :
D’accord, je me répète, ma voiture est un vieux clou. Mais du coup, je me suis rendu compte qu’il y un truc vintage dessus, que les moins de 10 ans ne peuvent pas connaître :
C’est le seul millésime qui comporte 4 chiffres; toutes les autres n’ont que les deux des dizaines. Et elle coûtait déjà 40.- à l’époque. Alors arrêtez de vous plaindre que tout augmente !




