Ressources (de l'erreur) humaines

Le 12 février 2008, in Boulot, par admin

Les ressources humaines dans toute entreprise représentent généralement un domaine très sérieux. Autrefois on appelait cela le « service du personnel », mais comme ça sonne ringuard maintenant, il faut parler de Ressources Humaines, ou RH. Voilà, le décor est planté.

Dans notre Grande Maison, je pense que c’est le département où il y a le plus de changements et le plus grand nombre de pives au mètre carré. En ce qui me concerne, quand j’ai postulé il y a bientôt 8 ans, cela s’était passé ainsi :

  1. Une dame des RH m’avait téléphoné pour me dire que mon dossier les intéressait et qu’il faudrait que je passe pour discuter;
  2. La dame m’a reçu dans son bureau, avec un autre Monsieur qui allait devenir mon chef ensuite, et un troisième personnage qui était en fait le chef de celui qui allait devenir mon chef. Mais ne vous cassez pas la tête à comprendre, ça va bientôt changer…
  3. Trois semaines plus tard une Dame que je ne connaissais pas m’a dit qu’elle aimerait bien me revoir, parce que c’était moi qui avait gagné le poste. La dame du début était en fait partie et elle faisait l’intérim.
  4. Le vendredi avant de commencer, le chef du chef m’a payé une bouffe au resto à côté, mais il m’a dit qu’il quittait l’entreprise le lundi suivant, le jour où je commençais.
  5. Depuis, ça défile… Chaque fois que je demande un certificat de travail intermédiaire, c’est une autre personne qui me l’envoie; c’est dire s’ils me connaissent bien !

La personne de maintenant, elle n’est pas mal non plus dans le genre. Comme on est en train de recruter un nouvel ingénieur (il doit connaître Unix, windows, les antivirus, la messagerie, les firewalls, les firewalls applicatifs, les outils de monitoring, être prêt à faire du service de piquet, être jeune, être expérimenté, et être pas cher.) Mon chef m’a demandé de venir participer aux entretiens de sélection en tant qu’expert technique. Très bien, c’est plutôt sympa étant donné que cette nouvelle recrue devra me décharger des tâches opérationnelles de mon boulot. Seulement la dame des RH, elle a dit que comme je ne suis pas cadre, je n’ai pas le droit d’avoir les CVs des candidats, ni de consulter leur dossier… Facile pour se faire une opinion. Seulement, quand je suis arrivé au premier entretien avec un CV trouvé sur un réseau social, la dame des RH m’a regardé avec des gros yeux et m’a demandé où j’avais trouvé ça.

Mais je ne m’en suis pas mal sorti; elle est maintenant persuadée que plaxo est une secte.

 

Mobilité douce II

Le 6 février 2008, in Boulot, Sport, par admin

Ca y est, c’est fait depuis 2 semaines déjà. J’avais testé le vélo à assistance électrique, ben maintenant c’est fait, je l’ai acheté. Et je ne suis pas déçu du voyage, si je puis dire. Et comme promis, voici le petit bilan après quelques temps d’utilisation :

  • Le vélo reste un vélo. BionX vend en fait des kits qui s’adaptent sur des vélos existants. Si on a un bon vélo, cela reste un bon vélo. D’accord, il devient un peu plus lourd (env. 6 kg, batterie comprise) et les puristes diront que son centre de gravité se déplace vers l’arrière, mais à moins de gravir la face nord de l’Eiger avec, ce n’est franchement pas gênant.
  • Comme cela reste un vélo, on a les mêmes sensations que sur un vélo normal. On n’est pas « poussé au c… » dès que les pédales tournent. Pas de problèmes pour rouler en ville ou sur des chemins de campagne défoncés, mon kit est monté sur un montain bike : ça passe toujours aussi bien qu’avant.
  • Autonomie : c’était le sujet qui m’inquiétait le plus; j’ai environ 40 km aller-retour entre la maison et le boulot. Mais comme le système se recharge en plus en descente ou à la demande, pas de problèmes. Je dois me taper au retour environ 6 km de montée, après 15 km de plat relatif. Même les jours de petite forme ou je mets l’assistance électrique dès le premier faux plat, ça suffit amplement : j’arrive à la maison avec presque 1/3 de charge encore dans la batterie. Bon, c’est vrai que j’économise : je ne mets l’assistance que lorsque j’en ai besoin.
  • Faire du sport : depuis début 2007, je me levais 45 minutes plus tôt pour faire du home trainer 4x par semaine. Maintenant, je me lève 45 minutes plus tard et je fais 40 minutes pour aller au boulot et environ 55 minutes pour rentrer. Même qu’il fait super froid, moche, humide, gris, sombre et nuit le matin, je le fais tout de même 2x par semaine. Y’a pas, intégrer son sport dans ses déplacements, c’est l’idéal pour en faire régulièrement, voyez plutôt le résultat.
  • Et niveau finance, oui c’est vrai que c’est un peu cher à l’achat : il faut compter autour des 2000.- sans le vélo, et ça ne vaut pas la peine de mettre le kit sur un vélo à 100.-. Mais je me suis amusé à compter en coût d’utilisation : une charge de batterie pour un aller-retour : environ 1.2 KWh, soit environ 20 centimes. Si je fais minimum deux trajet par semaine, j’économise 80 km d’essence en voiture, soit environ 6 litres d’essence, autrement dit presque 11.- par semaine, soit presque 500.- par année. En 4 ans, le kit est remboursé, même avec deux seuls trajets par semaine…

Morale de l’histoire, je suis convaincu par ce mode de transport. Sans compter le plaisir que cela procure après une journée de boulot de rentrer par de petites routes de campagne, sans trop d’effort, en profitant du paysage et de ce moment à soi…

 

Merci pour le chocolat

Le 28 janvier 2008, in Boulot, par admin

Autrefois dans la Grande Tour, il y avait une cafétéria au deuxième étage, et un petit repère de dissidents au pied du même édifice : le kiosque. La cafétéria était professionnellement administrée par la société Vieux Rest, le kiosque était tenu par Mme Bonemine. Elle y vendait non seulement des chocolats, des journaux et des cigarettes, mais elle faisait aussi les cafés. Et oui, quoi d’autre ? Les billets de loterie également. Avec les anciens collègues, on aimait bien aller aux poules chez Bonemine. Aller aux poules, cela voulait dire bien entendu gratter un billet de loterie « La poule aux oeufs d’or »; qu’est-ce que vous allez imaginer ? Bref, c’était un petit coin bien sympa pour se détendre. La cafèt, c’était pour s’alimenter à midi; Bonemine, c’était pour se détendre un moment l’après-midi.

Et puis il y a eu le grand chambardement. Fin de la Grande Tour, fin de la cafétéria, fin du kiosque. Et Mme Bonemine a été engagée pour-de-vrai-comme-une-employée-normale, et après moultes péripéties, elle a à nouveau un kiosque dans le pavillon d’accueil. Alors on s’attend à ce que tout redevienne comme avant ? Et bien non, et c’est là où c’est fort de café.

  • La cafétéria a déménagé au 1er étage du pavillon d’accueil, juste au dessus du kiosque;
  • Pour éviter la concurrence déloyale, le kiosque n’a pas le droit de vendre des cafés ou des boissons;
  • Pour éviter la concurrence déloyale, la cafétéria n’a pas le droit de vendre des chocolats et des cigarettes pendant les heures d’ouverture du kiosque;

Cela signifie que si l’on va manger à midi à la cafèt, on a le droit d’acheter un chocolat avec son café si on finit son repas avant 13h30. Si par contre on vient boire un café à 15h, pas le droit d’avoir un chocolat avec : il faut descendre d’un étage pour l’acheter au kiosque et remonter parce qu’il n’y pas de tables au rez. Et je me réjouis de voir ce qui va se passer cet été avec les glaces : seul le kiosque a accès direct à la terrasse…

Le point que je ne m’explique pas, c’est que Mme Bonemine est une salariée de la Grande Maison : donc elle gagne le même nombre de sous qu’elle vende ou pas des chocolats. Je pense en fait que nos grands décideurs veulent anticiper une éventuelle future baisse des parts de marché et qu’ils ont décidé de diversifier leurs activités. M’étonnerait pas qu’Armin nous négocie bientôt une concession exclusive pour la vente de chocolats sur le territoire national…

 

Le Solarie nouveau est arrivé !

Le 23 janvier 2008, in Maison, par admin

Epilogue du chapitre précédent sur le sujet : le cru « coings Solarie 2007 » est sorti du pressoir ! Ou plutôt de l’alambique. Je suis allé le week-end dernier chez le bouilleur de cru du village voisin, et il m’a distillé mes 120 litres de substance. Et l’alambique, quel engin ! Un ensemble de cuves en cuivre, avec un foyer à charbon dégageant une chaleur d’enfer, le tout monté sur une sorte d’immense chariot, tout droit sorti d’un film de Tim Burton.
Et moi qui débarque là au millieu de cette assemblée de rudes gaillards tous habillés en bleus de travail, bottes en caoutchouc et chapeaux sur la tête, avec des mines de conspirateurs goguenards, je ne me sentais pas vraiment à ma place… Quoi qu’il en soit, le maître de la machine infernale me demande : « C’était quoi déjà ? ». Mais oui, les trois petits tonneaux bleus, là (à côté des barils, fûts et autres citernes amenées par les habitués, mes trois petits tonneaux faisaient vraiment minable !). « Ah oui, bougez pas, je vais chercher la gnôle ! » Et il me ramène le résultat : 7 litres de liquide transparent. Je paie, j’embarque les tonneaux vides, la gnôle et je m’en vais le plus dignement possible, tel un vieil habitué.

Arrivé à la maison, j’ouvre tout de même la bouteille : un suave parfum de coing me chatouille les narines. Je goûte, ce qui n’est pas facile avec une dame-jeanne, et merveilleuse surprise : c’est SU-PER BON !!! Un peu raide quand même comme ça à même la bonbonne à 5 heures de l’après-midi, mais c’est MES coings à moi !

Cuvée 2007

Bref, c’est magique : ça a super bien marché. On va la laisser décanter un petit mois, et elle sera juste à point pour mon anniversaire. Santé !

 

Mobilité douce

Le 20 janvier 2008, in Maison, Sport, par admin

J’ai déjà évoqué plusieurs fois ici le problèmes des trajets entre la maison et le travail. Avant que l’on déménage, c’était tout à vélo. Evidemment, maintenant je me trouve à 20 km de mon lieu de travail et ma tendre moitié à 15. Et en plus, on est en haut d’une colline. Donc l’aller, ça va, mais le retour c’est mortel : 1h30 et on arrive avec la langue qui traîne par terre et il faut 3 jours pour s’en remettre. Bref : le vélo, ça va pas.
Mais à Solarie, on n’est pas comme ça. Certes on fait du co-voiturage avec les voisins, on essaie d’avoir toujours qu’une voiture pour deux, mais il y a en plus le problème de la santé. En ce qui me concerne, je dois faire du sport régulièrement. Alors comment concilier les déplacements avec un sport régulier et pas trop violent, histoire de ne pas se dégoûter et d’arrêter après la deuxième tentative ? La réponse semble être le VAE. VAE, ça veut dire Vélo Assisté Electriquement. Autrement dit, il y a un petit moteur dans le moyeux arrière et une petite batterie embarquée qui assistent l’effort. Attention : ce n’est pas un boguet, il faut toujours pédaler; simplement quand ça monte raide, on a l’impression que ce n’est pas raide…
Alors j’en ai loué un pour cette semaine et je vais le tester en conditions réelles; on verra si c’est jouable ainsi. Pour ceux que cela intéresse, le modèle que j’ai pris est un BionX P-250. C’est en fait un kit qui s’adapte sur n’importe que vélo. Et ça reste du vélo : on n’a pas du tout l’impression d’être « poussé au c… » comme sur certains modèles bas de gamme. On verra en fin de semaine le bilan de l’opération.

Et le plus drôle : j’ai trouvé sur Internet des cheats codes pour paramétrer l’assistance !